Obésité : les ados charriés sur leur poids sont deux fois plus à risque que les autres


Les personnes qui ont subi des moqueries sur leur poids pendant l'adolescence ont près de deux fois plus de risque de devenir obèses, conclut une étude publiée dans Preventive Medecine.

Les ados critiqués sur leur poids deviennent en plus grand nombre des mangeurs compulsifs, guidés par leurs émotions, surtout les jeunes femmes.

Les moqueries sur le poids augmente le risque d'obésité des adosLes parents et les proches également fautifsPrendre des repas en famille, un remède contre l'obésitéLes moqueries sur le poids augmente le risque d'obésité des ados

Des chercheurs américains de l'université du Connecticut ont mis en évidence les conséquences à long terme que pouvaient avoir sur la santé les railleries sur le poids, subies à la période sensible de l'adolescence.

En suivant 1800 adolescents, âgés de 15 ans jusqu'à leur 30 ans, ils ont constaté que les jeunes critiqués sur leur poids avaient deux fois plus de probabilités de devenir obèses, et aussi de prendre de mauvaises habitudes alimentaires et de suivre des régimes malsains.

L'étude montre également qu'ils deviennent en plus grand nombre des mangeurs compulsifs, guidés par leurs émotions, surtout les jeunes femmes qui ont tendance à plus manger en situation de stress ou à se lancer dans des régimes restrictifs.

Sur le plan psychologique, ces jeunes adultes semblent en proie à une lutte constante avec l'image de leur corps jugée mauvaise, particulièrement par les femmes.

Les parents et les proches également fautifs

Les camarades de classe ne sont pas les seuls fautifs. Dans le cercle familial, les parents ou les proches devraient réfléchir à deux fois avant de faire des remarques ou des plaisanteries sur le poids, souligne l'étude. Là encore, les jeunes femmes sont les plus touchées par les jugements formulés par les membres de leur famille.

Selon les recommandations de l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) sur l'obésité infantile publiées en août 2016 dans Pediatrics, les parents devraient "éviter de faire des allusions au poids de leurs enfants, voire même s'abstenir de commenter leur propre poids ou ceux de leur progéniture et au contraire les aider à développer une bonne image corporelle en les encourageant à adopter une alimentation saine et en faisant de l'exercice pour être en forme et non pour perdre du poids".

Prendre des repas en famille, un remède contre l'obésité

Les médecins américains recommandent aussi aux familles de prendre régulièrement leurs repas ensemble. Même s'il n'est pas nécessaire d'imposer des repas de famille tous les soirs, le fait de manger ensemble le plus souvent possible est une manière efficace pour les parents de donner de bonnes habitudes alimentaires aux plus jeunes.

Au total, 38% des adultes et 17% des adolescents sont obèses aux États-Unis. En France, l'obésité touche 15% des adultes tandis que 3,5 % des enfants âgés de 3 à 17 ans présentent une obésité.

Ecrit par:

AFP/Relaxnews

Créé le 28 mai 2017

Sources :

Experiences of weight teasing in adolescence and weight-related outcomes in adulthood: A 15-year longitudinal study - Rebecca M. Puhl et al. - Preventive Medicine 100 (2017) 173–179 (étude accessible en ligne)

Photo : ©Highwaystarz-Photography / Istock.com