Le risque d’infarctus double avec les anticoagulants oraux versus les AVK


Dans un article qui vient de paraître dans la revue British Journal of Clinical Pharmacology, une étude rétrospective montre que le risque d’infarctus du myocarde double chez les patients sous anticoagulants oraux, comparativement aux antivitamines K. Le risque est majoré aussi avec l’aspirine.

Des chercheurs britanniques retrouvent deux fois plus d’infarctus chez les patients sous anticoagulants oraux versus ceux sous AVK.

Les anticoagulants oraux d’action directe (NACO) sont prescrits depuis quelques années chez des patients souffrant de fibrillation atriale (une forme d’arythmie cardiaque) dans la prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et embolies systémiques. En France, ces médicaments sont prtescrits en deuxième intention après les antivitamines K (AVK), qui restent le traitement de référence.

Une étude rétrospective sur plus de 30 000 patients

Dans une étude qui vient de paraître dans la revue British Journal of Clinical Pharmacology, les auteurs se sont penchés sur l’incidence d’infarctus du myocarde chez les patients sous NACO, comparativement à ceux sous AVK ou aspirine à doses faibles.

Pour celails ont analysé rétrospectivement les données d’une base de données (Clinical Practice Research Datalink) incluant 30 146 patients de plus de 18 ans atteints de fibrillation atriale et ayant reçu, entre 2008 et 2014soit des AVK, soit des NACO (rivaroxaban ou dabigatran), ou aspirine a doses faibles.

Deux fois plus d’infarctus avec les NACO

Après analyse de la base, les chercheurs ont retrouvé que les patients traités avec des NACO, le risque d’infarctus du myocarde  était multiplié par 2 chez les patients sous NACO, comparativement à ceux traités par AVK. Cette augmentation était également constatée pour les patients trtaités par petites doses d’aspirine lorsqu’ils ont été comparés à ceux traités par AVK. De plus, une incidence accrue de saignements digestifs était noté chez les patients sous aspirine.

Bien que les auteurs n’avancent pas de conclusions, ces résultats confortent les recommandations françaises de donner des AVK en première intention aux patients atteints de fibrillation atriale.

Ecrit par:

Dr Jesus Cardenas

Créé le 22 mars 2017

Sources :

Stolk LM, de Vries F, Ebbelaar C, de Boer A et al. Risk of myocardial infarction in patients with atrial fibrillation using vitamin K antagonists, aspirin or direct acting oral anticoagulants (abstract en ligne).